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Vienne

Quand la boxe entre en prison

Milieu Carcéral
Le 21 Février 2016

 

A 53 ans, Jean-Claude Buch est l'une des figures incontournables du paysage sportif poitevin. Boxeur amateur puis professionnel, il est aussi, avec le regretté Jacky Demazeau, l'un des fondateurs du Stade Poitevin Boxe, en 1996.
 
 
Depuis 2004 à Poitiers, puis 2010 à Vivonne, il fait entrer cette discipline en prison. « J'ai découvert le milieu carcéral aux États-Unis lorsque j'étais professionnel. Je m'étais entraîné au centre pénitentiaire de Pittsburg. Cela fait bizarre. L'environnement est plus dur qu'en France. Les détenus sont condamnés à des peines beaucoup plus lourdes, certains y restent à vie ».
 
Bientôt auprès des migrants ?
 
Éducateur sportif, entraîneur au Stade Poitevin Boxe, Jean-Claude Buch travaille en parallèle au service technique de la ville de Poitiers. « C'est grâce à une convention entre la Fédération française et la municipalité que nous avons pu débuter cette action », précise-t-il. Il intervient deux fois par semaine, le jeudi de 14 h à 16 h 30 pour les hommes et, depuis janvier, le vendredi de 9 h à 11 h 30 pour les femmes. « Les détenus viennent pour se dépenser. C'est une forme d'exutoire. D'autres accrochent vraiment. Ils respectent les règles. Cela aide à les resociabiliser à leur sortie. Certains prennent une licence au Stade Poitevin. Nous avons aussi récemment organisé un gala à l'intérieur du centre de Vivonne avec des boxeurs venus de l'extérieur face à des prisonniers. Cela s'est très bien passé. Nous avons de très bons retours des moniteurs sportifs de la prison », souligne-t-il. A noter qu'outre la boxe, la course à pied, l'équitation ou le handball sont les autres activités sportives proposées à Vivonne. Sollicité par une association, Jean-Claude Buch pourrait bientôt intervenir auprès des migrants réfugiés à Poitiers. Et d'en profiter pour passer un ultime message. « Lorsque je suis entré à la ville de Poitiers, je n'avais pas encore mon diplôme d'éducateur sportif. C'est fait et depuis longtemps. S'il était reconnu par la mairie, cela permettrait de mener beaucoup plus de projets et de gagner du temps ». A bon entendeur…
 
Source : La Nouvelle République

 

 

 

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