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Boxitanie

L'Arena va devenir un ring

Boxe professionnelle
Le 10 Octobre 2017

 

Sept combats seront au programme de « Boxitanie », ce jeudi 12 octobre à la Sud de France Arena, à Pérols, au sud de Montpellier (Hérault). À la génèse du projet, Brahim Asloum espère pérenniser ce gala dans la région.
 
 
Les galas internationaux de boxe sont une denrée rare dans le paysage sportif montpelliérain. C'est pourquoi « Boxitanie » crée l'événement. Organisée par Asloum Event, la soirée promet du grand spectacle avec sept combats au programme et notamment la présence de têtes d'affiche prestigieuses comme Sofiana Oumiha et Mathieu Bauderlique, respectivement médaille d'argent et de bronze lors des Jeux de Rio. « L'idée est de revenir chaque année et d'exposer la boxe française au plus grand nombre, explique Brahim Asloum. C'est pourquoi nous avons décidé de frapper fort avec des boxeurs de renom ». Il y aura également du boxeur local avec le jeune Montpelliérain Mohamed Kani, du BCM (Boxing club montpelliérain). Et bien évidemment un hommage à Angélique Duchemin. La Catalane, décédée tragiquement le 29 août dernier à seulement 26 ans, devait être la star de ce rendez-vous pugilistique avec un combat prévu face à la championne du monde canadienne WBA et WBC, Jelena Mrdjenovich. Une manière de réunifier les ceintures (Angélique Duchemin était championnat du monde WBF, NDLR), ce qui aurait été une première en France pour la boxe féminine.
 
Un hommage à Angélique Duchemin
 
Mais le destin en a décidé autrement. « Cet événement était fait pour elle et donc logiquement, j'ai pensé tout annuler, confie Brahim Asloum, la voix encore tremblante. Mais après avoir appelé sa famille, j'ai eu leur accord pour continuer ». Un hommage appuyé sera donc rendu à la jeune championne qui venait d'intégrer la Team SFR. Autres moments forts de la soirée : le championnat de France féminin des super plumes entre Elhem Mekhaled et Cindy Bonhiver et le championnat d'Europe EBU des poids coqs entre Karim Guerfi et le Belge Stéphane Jamoye. « Ce gala va mêler des boxeurs d'expérience mais aussi des jeunes prometteurs qui méritent que l'on parle d'eux », ajoute l'ancien champion olympique de Sydney. Et l'Arena Sud de France sera un écrin adéquat pour un tel événement. « Quand j'étais boxeur, j'aurai rêvé de jouer dans une telle salle », explique-t-il. Pour atteindre son objectif, Brahim Asloum raconte avoir eu l'appui de la
 
Région mais pas celui de la Ville
 
« Je n'ai pas compris pourquoi elle n'avait pas suivi, regrette-t-il. Et pourquoi Philippe Saurel s'était désisté ». Réponse du principal intéressé : « Je l'ai reçu et il n'a jamais été question d'argent dans un premier temps, explique le maire de Montpellier. Ensuite, il est revenu pour me demander une participation. En tant que garant de l'utilisation de l'argent public, j'ai donc refusé ». Les services de la Ville ont ensuite proposé des salles d'entraînement, un ring et l'achat de places mais aucun accord n'a finalement été trouvé. Il a en revanche reçu « l'aide de Mohed Altrad », précise-t-il. Ce rendez-vous est aussi l'occasion d'offrir un peu de temps aux jeunes de la région. « Je suis là pour promouvoir mon sport, mais pas seulement, poursuit Asloum. Je viens pour intervenir dans les lycées, les quartiers et auprès des associations ».
 
 
Lundi, de 10 h à 12 h, l'ancien boxeur et sa team étaient au centre d'une table ronde avec les lycéens de Jean-Mermoz pour parler insertion par le sport. La boxe reste toujours un vecteur de lien social, mais il s'agit là d'un autre combat à mener.

 

 

 

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