Flash Info

  • Rejoignez-nous sur notre compte Twitter : @FF_Boxe

Vie fédérale

La boxe à l'honneur au CNOSF

La vie fédérale
Le 23 Octobre 2017

 

La cérémonie en l’honneur de Sofiane Oumiha et de Djamili-Dini Aboudou, organisée le 19 octobre, à Paris, au siège du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), a aussi été l’occasion de braquer les projecteurs sur la discipline et d’en évoquer les perspectives à court et moyen terme.
 
 
 
En guise d’introduction, le Président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), Denis Massiglia, a tenu à rendre hommage au noble art, l’une des disciplines qui a le plus contribué à faire briller le sport tricolore aux Jeux de Rio. « C’est un honneur pour moi de vous accueillir dans la maison du sport français, a-t-il affirmé. Le plaisir est décuplé par le fait qu’après les performances exceptionnelles de Rio, vous avez montré un esprit d’équipe assez exceptionnel. L’aventure continue, pour certains, dans une autre voie et, pour d’autres, avec l’envie de gravir une marche olympique supplémentaire. Bravo à la Fédération car dans la performance des sportifs, il y a, bien sûr, les sportifs mais aussi l’encadrement et, je l’espère, les dirigeants. »
 
 
 
Puis, s’adressant à Sofiane Oumiha, héros du jour : « Beaucoup de gens ont pu voir que tu as su non seulement rebondir mais également progresser. Le progrès qu’il te reste à faire, c’est l’or olympique. C’est tout le mal que l’on peut te souhaiter. » Succédant au patron de l’olympisme, André Martin, Président de la FFB, a lui aussi salué l’exemplarité du champion du monde, « un vrai champion au parcours d’excellence ». Et d’ajouter, à l’adresse du Toulousain : « Tu ne l’as pas fait tout seul mais avec ton club et les entraîneurs nationaux. C’est une réussite pour tout le monde et pour la FFB. » Un succès qui a vocation à inspirer d’autres pugilistes de l’escouade tricolore, à commencer par Djamili-Dini Aboudou, médaillé aux récents championnats d’Europe puis quart de finaliste des Mondiaux. « Djamili, c’est une réussite », s’est félicité André Martin. « Il faut espérer que tu continues, que tu deviennes très vite un grand champion et que tu prennes exemple sur Sofiane », lui a-t-il dit.
 
« Un vrai esprit d’équipe et une véritable orientation vers la performance »
 
Le DTN, Patrick Wincke, voit dans les exploits des deux hommes l’illustration de la marche à suivre : « Je félicite Djamili et Sofiane à la fois pour leurs résultats et leurs comportements car c’est ce que l’on souhaite voir mis en place. C’est-à-dire un vrai esprit d’équipe et une véritable orientation vers la performance. Leur comportement durant les championnats du monde a été exemplaire de ce point de vue. »
 
 
 
Plus largement, pour Patrick Wincke, le tournant amorcé va dans le bon sens : « Pour l’instant, le parcours poursuivi semble donner plus d’espoirs que l’on aurait pu l’imaginer car quand on sort d’une olympiade et qu’un certain nombre de boxeurs passent professionnels, on se demande comment on va pouvoir retrouver une équipe performante. Maintenant, il faut cultiver cette recherche de la performance. Pour cela, je tiens à féliciter le travail effectué par les entraîneurs, que ce soit à l’Insep et dans les clubs. Je passe beaucoup de temps à l’Insep et quel que soit le moment où je viens, il y a toujours un gros travail d’exécuté. Les résultats, ce sont les athlètes qui les obtiennent mais aussi parce qu’il y a un travail de fond fait depuis des années. » Et pour l’avenir : « Ce que nous sommes en train de construire actuellement, c’est pour les Jeux de Tokyo mais aussi pour ceux de Paris, avec un changement de structuration important sur le haut niveau. Tout comme les athlètes, nous avons, nous aussi, notre double projet. Nous serons le plus performants possible avec à la fois une génération qui a déjà connu la réussite et de nouveaux espoirs qui émergent et qui seront des fers de lance pour les Jeux de Paris. »
 
 
 
Une chose est sûre, le vivier est là. Manager des équipes de France olympiques, John Dovi n’en doute pas : « Il y a des athlètes de qualité qu’il faut continuer à former et à forger. Mais il nous faudra encore plus de monde pour répondre présent à Tokyo puis à Paris. » Dans cette optique, Mohamed Boulakhras, entraîneur adjoint de l’équipe de France masculine, a tenu à décerner « une mention spéciale à des garçons dont on ne parle pas encore, les partenaires d’entraînement qui font partie du pôle France et sur lesquels on peut compter ». « Un collectif très large », gage d’avenir.
 
Par Alexandre Terrini
 
Mise en ligne : Olivier Monserrat-Robert
 
Crédits photos : Denis Boulanger (Presse Sports)

 

 

 

Share |