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Vie fédérale

Les vœux de Laura Flessel

La vie fédérale
Le 04 Février 2018

 

Lors de ses vœux prononcés, le 29 janvier, au Grand Palais, à Paris, la ministre des Sports a réitéré sa volonté sans faille de positionner le sport dans toutes ses dimensions au cœur de la société française. Une cadre d’action dans lequel le noble art a toute sa place et dans lequel aussi s’inscrit pleinement la Fédération française de boxe.
 
 
« Ce qui vaut pour la société en général, vaut pour le sport, a affirmé d’emblée Laura Flessel. C’est donc dans cette dynamique collective que je m’inscris. Nous allons prolonger la révolution sociale et politique que vous avez engagée par le sport. Avec nous, tous ceux qui, par-delà les clivages politiques, ont à cœur de faire du sport un vecteur de progrès. » Nul doute que la FFB est de ceux-là. Laura Flessel, elle, entend faire reposer son action sur quatre axes.
 
Une France qui rayonne
 
Rayonner, c’est avant tout se distinguer « par les résultats de ses champions ». Un objectif qu’a fait sien la FFB, en particulier au travers de l’élaboration de son Plan de performance fédéral (PPF). Plus largement, en la matière, il importe, pour Laura Flessel, de passer un cap : « Il semble que nous ayons atteint un seuil dans ce domaine et, sans une intervention déterminée, d’autres nations en dynamique relègueront la France. La haute performance est un écosystème. Il repose sur un subtil équilibre de risque et de sérénité et implique une myriade d’acteurs. C’est pour imaginer un nouvel écosystème de la haute performance que j’ai confié à Claude Onesta une mission. J’en partage le diagnostic lucide. »
 
 
La traduction concrète en sera « une nouvelle organisation de la haute performance », baptisée « Performance 2024 », laquelle sera « le résultat d’une refonte profonde et collective de l’existant ». « Cette organisation sera collégiale et co-construite avec Denis Masseglia (Président du Comité national olympique et sportif français - CNOSF, N.D.L.R.) et Emmanuelle Assmann (Présidente du Comité paralympique et sportif français, N.D.L.R), a précisé Laura Flessel. Nous avons tous convenu que Claude Onesta était la bonne personne pour en prendre la responsabilité. » Sa tâche ? « Répondre à cette question inédite et enthousiasmante : comment gagner les Jeux en France ? »
 
Une France intègre
 
La ministre entend que la France « soit à l’initiative pour un sport mieux régulé et plus éthique ». Et, parce que « l’image que véhicule le sport doit être irréprochable », (…) « nous mènerons, dans nos frontières comme à l’extérieur, une action volontariste concernant le dopage, les paris sportifs, le fair-play financier », a lancé Laura Flessel. La lutte en faveur d’un sport propre est, là encore et depuis longtemps, une priorité de la Fédération.
 
 
Par ailleurs, a averti la ministre, « les contrôles externes sur les fédérations, les ligues et les clubs seront, le cas échéant, renforcés ». Une vigilance qu’il convient d’interpréter en creux comme la reconnaissance du rôle incontournable de leurs dirigeants dans les rouages du sport français : « Je salue chaleureusement tous les présidents de fédération. Vous êtes tellement essentiels, tellement centraux, que nous devons réfléchir à votre statut et à la manière dont vous êtes élus pour vous donner encore plus de liberté et de légitimité. »
 
Une France qui bouge
 
« Mettre la France en mouvement et insuffler une véritable culture du sport dans notre pays » : tel est le leitmotiv du ministère des Sports. Quitte, pour cela, à « promouvoir le sport comme vecteur de bien-être, de développement personnel, d’inclusion sociale ». Ce qui implique d’être plus que jamais dans l’ère du temps : « Prenons en compte les évolutions sociologiques pour adapter l’offre sportive aux modes de vie de nos concitoyens. Nous devons investir les nouvelles pratiques, être à l’écoute de l’innovation sociale partout sur le territoire. Je me lancerai cette année dans un Tour de France de l’innovation sociale dans le sport, pour récompenser ces acteurs, et encourager la diffusion des bonnes idées. »
 
Il ne fait aucun doute que la FFB se retrouve pleinement dans ce cahier des charges, elle qui a su proposer une diversité de pratiques (outre la compétition, la boxe loisir, la boxe en entreprise, l’handi-boxe, l’aéroboxe etc.) afin de rallier l’ensemble des publics. Et ce en investissant, gants aux poings, le milieu carcéral, les quartiers prioritaires de la ville mais aussi la ruralité, les universités, les collèges et lycées ou encore, les Départements et Territoires d’outre-Mer. A cet égard, faut-il rappeler que l’une des devises de la FFB est « boxer ensemble pour mieux vivre ensemble » ?
 
 
« Il existe aussi des zones blanches du sport », a déploré Laura Flessel. En effet, parmi les quartiers prioritaires de la ville, un quart ne dispose d’aucun équipement sportif. Il est donc urgent de « lutter contre les assignations à résidence ». Afin de donner corps à « une offre minimale d’équipements sportifs » et à « un accompagnement de qualité », le Gouvernement a opté pour « une réorientation profonde des missions et des crédits du Centre national pour le développement du sport (CNDS) ». Il s’agira de « cesser le saupoudrage d’argent public, tant du point de vue des territoires que des acteurs ou encore, des thèmes d’intervention » et de « faire porter les efforts principalement sur les quartiers carencés, la pratique des personnes handicapées et la féminisation ». En somme, plus de la moitié du budget du CNDS sera affecté aux territoires carencés. Une opportunité pour créer davantage de clubs et d’écoles de boxe là où le besoin s’en fera sentir.
 
Une France en pleine forme
 
Là, l’objectif est tout aussi clair : « développer le sport, notamment en direction des publics qui en sont le plus éloignés » et tirer parti des vertus thérapeutiques du sport, qu’il s’agisse de guérison ou de prévention. A cette fin, cinq-cents maisons de Sport-santé-bien-être devraient voir le jour sur l’ensemble du territoire. Elles « permettront d’initier une découverte du sport pour des personnes obèses, diabétiques, souffrant de troubles musculo-squelettiques ou, tout simplement, pour tous ceux qui ne sont pas des sportifs aguerris » en « offrant des parcours personnalisés », a insisté Laura Flessel. Et d’affirmer que ce projet s’inscrira dans l’élaboration collective d’une « stratégie sport santé ». A laquelle la FFB participera, elle qui s’est attaché à faire de la pratique pugilistique un moyen, pour ses adeptes, de se forger un esprit sain dans un corps qui le soit tout autant.
 
Par Alexandre Terrini
 
Mise en ligne par Olivier Monserrat-Robert
 
Crédits photos : Presse Sports

 

 

 

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