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Actu boxe pro

ITW d'Hervé Lofidi

Boxe professionnelle
Le 04 Février 2018

 

Le 20 novembre, à Levallois, le Normand (7 v, 2 d) a remporté, par KO à la première reprise, la revanche face au champion de France des lourds-légers, Siril Makiadi (9 v, 2 d), qui s’était emparé du titre de la même manière, à ses dépens, le 18 mai 2017, au Cirque d’Hiver, à Paris. Chronique d’une résurrection espérée.
 
 
« Quel sentiment domine après votre victoire ?
 
- Je commence à réaliser depuis quelques jours que je suis champion de France. Au départ, j’ai été l’objet de nombreuses sollicitions mais là, c’est un peu plus calme et la pression commence à redescendre. J’ai un sentiment de paix car j’ai effacé de ma tête le KO que j’avais subi lors de notre première confrontation. C’est plus ça qui m’importait que d’avoir la ceinture.
 
- Êtes-vous monté sur le ring dans la crainte d’une nouvelle déconvenue ?
 
- Non, pas du tout car j’étais vraiment très bien préparé, aussi bien physiquement que mentalement. Mon coach, Michel Moukory, est en effet sophrologue. Si bien qu’à chaque entraînement, j’avais droit à un petit cours de sophrologie sans savoir que c’en était. J’étais donc vraiment bien dans ma tête. Je n’ai pas pris ce combat comme s’il s’agissait d’une revanche ni en me disant qu’il y avait une ceinture en jeu mais comme un simple combat afin de n’avoir aucune pression. Il ne fallait pas que je sois dans la haine ni dans la fougue car cela risquait de déboucher sur un nouveau KO. Il fallait, au contraire, que je construise et surtout pas que je parte à la guerre pour me venger.
 
- Et vous, à titre personnel, dans quel état d’esprit étiez-vous ?
 
- Je n’avais rien du tout contre Siril Makiadi, pas la moindre haine à son égard. C’est quelqu’un que j’apprécie en dehors du ring même si, entre seize cordes, nous nous sommes fait la guerre. Je n’ai que des échos confirmant que c’est quelqu’un de bien. Nous avons en outre des amis en commun. Il a gagné notre premier combat par KO et on ne va pas lui retirer ça.
 
 
- Sur le ring, cela s’est-il passé comme vous l’aviez pensé ?
 
- Disons que lorsque j’ai vu comment se sont déroulés les premiers échanges, je me suis dit que cela finirait avant la troisième reprise.
 
« J’aimerais remettre ma ceinture en jeu face au challenger officiel »
 
- Vous avez débuté la boxe assez tard, après avoir fait du basket et maigri de quarante kilos. Êtes-vous surpris par votre progression, vous qui n’êtes pro que depuis 2016 ?
 
- Parfois, oui, je le suis. En fait, je suis surpris quand je suis l’objet de critiques car les gens ne prennent pas en compte que cela ne fait que cela ne fait que cinq ans que je suis arrivé dans la boxe. Inversement, je ne suis pas surpris quand on me fait remarquer la rapidité de ma progression car je suis très assidu à l’entraînement. Quand j’ai commencé ce sport, j’ai tout de suite aimé ce que je faisais. Je suis très perfectionniste et, à mes yeux, j’ai encore une grande marge de progression. Je voudrais également gagner encore en puissance de manière durable.
 
- Qu’est-ce qui vous a séduit dans le noble art ?
 
- A la base, j’étais un grand nerveux. Quand j’étais jeune, je me bagarrais beaucoup, si bien que les tête-à-tête ne m’ont jamais fait peur. En boxe, cela a été pareil. Au début, je pensais que c’était de la bagarre puis je me suis rendu compte que cela n’avait rien à voir et que c’était vraiment un jeu d’échecs. C’est ça qui m’a canalisé et qui m’a plu ainsi que l’adrénaline avant de monter sur le ring.
 
 
- Vous avez la chance de vivre de votre sport…
 
- Oui et c’est un privilège. J’ai des sponsors qui me permettent de vivre pleinement de ma passion, en l’occurrence la franchise Permis pas cher et le restaurant La Taverne des rois à Cergy. Sans compter le montant de mes bourses.
 
- Quels sont vos projets ?
 
- J’aimerais remettre ma ceinture en jeu non pas par dérogation mais face au challenger officiel, en l’occurrence, Brandon Deslaurier qui m’avait battu sur décision partagée, en mars 2016, lors de mon premier combat pro, en particulier parce j’avais reçu plusieurs avertissements pour perte de mon protège-dent. Ensuite, en cas de victoire, je souhaiterais passer à autre chose et disputer un championnat de l’Union européenne ou un titre intercontinental ».
 
Propos recueillis par Alexandre Terrini
 
Mise en ligne par Olivier Monserrat-Robert
 
Crédits photos : Presse Sports

 

 

 

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