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Actu boxe pro

Clap de fin pour Averlant

Boxe professionnelle
Le 07 Mars 2018

 

Battu par abandon à l’appel de la 8e reprise, le 24 février, à Londres, par le prometteur Anglais Anthony Yarde (15 v), ceintures WBO Intercontinentale et Europe des mi-lourds en jeu, le Saint-Quentinois (26 v, 2 n, 10 d), ancien champion de l’Union européenne et détenteur du titre WBF, a décidé, à trente-quatre ans, de raccrocher les gants, conscient qu’il n’avait plus la motivation nécessaire.
 
 
« Votre décision est-elle définitive ?
 
- Oui, je le confirme. Elle est mûrement réfléchie. Je voulais déjà arrêter avant car au mois de décembre, j’avais fait un combat qui ne m’avait pas plu du tout. Puis, j’ai reçu cette proposition d’affronter Yarde et j’ai repris une licence exprès pour ce combat. Mais je savais que ce ne serait que pour ce match. D’ailleurs, en cas de victoire, je pense que cela aurait été la même chose et que j’aurais également arrêté.
 
- Pourquoi avoir fait le choix de raccrocher ?
 
- Parce que j’ai accompli pas mal de choses. J’ai fait une carrière pas trop mal. Maintenant, je laisse la place aux jeunes. Je n’ai plus envie de faire autant de préparations ni de sacrifices, surtout pour pas grand-chose.
 
- Estimez-vous être allez au bout de ce que vous étiez capable de faire sur un ring ?
 
- Pour ce qui est de ce combat, je suis certain qu’en d’autres circonstances, j’aurais pu gagner. Il était largement à ma portée. D’ailleurs, je trouve que je n’ai pas été ridicule. Je pensais que Yarde serait meilleur dans tous les domaines. Ce qui m’a manqué, c’est du temps car j’ai été appelé un peu à la dernière minute et je n’ai eu que quatre semaines pour m’entraîner. Mais on ne peut pas se permettre de refuser ce genre de gros combat sinon, on n’en disputerait jamais. Si les boxeurs français bénéficiaient des mêmes conditions que certains à l’étranger, ils pourraient faire beaucoup mieux. En France, nous sommes tous logés à la même enseigne. Pas grand monde ne nous aide. On est souvent obligé d’aller à l’étranger pour boxer. Et encore, moi, j’ai eu la chance d’avoir Monsieur Pascal Cordier qui était là ainsi que la Mairie de Saint-Quentin qui, tous deux, m’ont soutenu. Sinon, sans eux, cela n’aurait même pas été la peine de faire carrière.
 
« Le sentiment d’avoir accompli ce que j’avais à faire »
 
- Le tournant de votre carrière a-t-il été votre défaite injuste en championnat d’Europe face à Eduard Gutknecht, le 31 mars 2012, outre-Rhin ?
 
- Oui, bien sûr. A ce moment-là, peu de gens croyaient en moi même si j’avais remporté le titre de l’Union européenne en 2011 et que j’étais quand même crédible. Si j’avais gagné, cela aurait vraiment changé le cours de ma carrière. Je me souviens que j’étais prêt à arrêter tellement j’étais dégouté. Quand on voit tous les sacrifices que cela représente, que l’on va boxer à l’étranger et que l’on se fait avoir… C’est à la fois le plus beau et le plus mauvais souvenir de ma carrière. Pourtant, j’avais le niveau européen…
 
- Paradoxalement, vous n’avez jamais été champion de France…
 
- Non parce que à un moment donné, c’est mon beau-frère Thierry Karl qui détenait la ceinture et, bien sûr, nous ne voulions pas nous rencontrer. Ensuite, j’ai disputé le championnat de l’Union européenne et je me suis dirigé vers des échéances internationales. J’aurais bien voulu finir ma carrière en disputant le titre national mais franchement, je n’avais plus l’envie.
 
- Quel sentiment domine aujourd’hui ?
 
Celui d’avoir accompli ce que j’avais à faire. Je suis satisfait et fier. Ma famille l’est aussi. Personne ne pensait que j’aurais pu arriver jusque-là. Je m’aperçois que j’avais quand même un bon niveau.
 
 
- Allez-vous devenir entraîneur ?
 
- Pour l’instant, j’ai surtout envie de profiter. On verra bien plus tard. Il y a mon frère et mon fils qui boxent. Actuellement, je n’ai aucun diplôme d’entraîneur et je n’exclus pas de les passer un jour mais, dans l’immédiat, ce n’est pas envisageable ».
 
Propos recueillis par Alexandre Terrini
 
Mise en ligne par Olivier Monserrat-Robert
 
Crédit photos - Presse Sports

 

 

 

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