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Actu boxe pro

La tornade Mbilli

Boxe professionnelle
Le 31 Juillet 2018

 

Le 27 juillet, au Cannet, le Français (11 v) a aisément conservé son titre WBC Youth des moyens en dominant par KO (5e) le Mexicain jusque-là invaincu, Ramon Aguinaga (13 v, 1 d). Il peut assurément rêver d’un destin planétaire.
 
 
Le plus canadien des pugilistes tricolores s’est exilé au pays de l’érable pour devenir champion du monde. Il le répète à l’envi. Outre-Atlantique, il affirme s’être amélioré dans tous les domaines ou presque : défensivement, en termes d’efficacité grâce à des appuis plus ancrés, dans la gestion de son effort, physiquement en étant encore plus fort. Sans compter un direct du gauche devenu l’une de ses armes de prédilection.
 
 
Un panel dont il a fait étalage sur le ring du Théâtre du Tivoli. Le combat débutait comme on s’y attendait, sans round d’observation. En bon Latino, le visiteur ne se montrait nullement impressionné par le pedigree du Tricolore et enchaînait les coups larges des deux mains. Mais le courage et la vaillance ne sont pas tout entre seize cordes. Il faut aussi de l’inspiration et de l’imagination pour surprendre son contradicteur. Deux vertus dont était dépourvu le natif de Mexico.
 
 
Si bien que l’ancien membre de la Team Solide, les mains bien hautes et la garde hermétique, n’éprouvait aucune difficulté à bloquer et à esquiver les attaques de son rival pour remiser avec classe, de manière variée. Véritable rouleau compresseur avançant sans cesse, il sortait le grand jeu et déployait toute la panoplie ou presque du noble art : uppercuts à profusion, jabs du bras avant, droites et gauches en contre, crochets dédoublés, travail au corps …Le tout avec une puissance maximale, une précision chirurgicale et une diversité de vieux briscard.
 
« Christian fait partie des grands de demain »
 
Il faut dire que dans son coin, le pertinent Samuel Decarie veillait au grain et insistait auprès du Français pour que son œuvre de destruction massive soit subtile et non pas monolithique. Comment ? En demandant expressément à son protégé de regarder ce qu’il faisait, de davantage boxer à distance et de désaxer lors des phases offensives. Le quart de finaliste des JO de Rio s’y employait avec sérieux et assiduité. Techniquement, sa prestation était remarquable et implacable.
 
 
Incapable de suivre le rythme et débordé à mesure que les minutes passaient, le challenger était au bord du précipice et sonné dès la troisième reprise. Dans la cinquième, touché au foie, il posait par deux fois un genou à terre et l’arbitre sonnait le glas de ses espérances. « Il a fallu construire mon combat, expliquait, au micro de RMC Sport, Christian Mbilli. Je ne savais pas trop ce qu’Aguinaga allait faire. Je l’ai donc analysé pour ensuite essayer de créer un effet de surprise. L’essentiel a été fait. En l’occurrence, le casser petit à petit. J’y suis allé étape par étape, sans forcément chercher à le descendre tout de suite. A la fin, il a laissé tomber car il savait qu’il ne pouvait pas suivre la cadence. »
 
 
Au micro de RMC Sport, Brahim Asloum, organisateur de la réunion, ne pouvait que faire l’éloge du héros de la soirée : « Christian, c’est le futur de la boxe mondiale. C’est sans doute ce qui se fait de mieux à son âge. Il fait partie des grands de demain. »
 
Par Alexandre Terrini
 
Mise en ligne par Olivier Monserrat-Robert
 
Crédit image Presse Sports

 

 

 

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