Après l'échec de la saison passée en juniors, le boxeur du Stade Troyen ne veut pas manquer son second quart de finale national. 
Élève sérieux et appliqué, Mamadou Bathily (- 54 kg), ici en compagnie de Christian Martin, a les qualités pour passer les quarts de finale samedi à la salle omnisports.
Mais le foot ne suffisait pas à Mamadou qui a poussé les portes du Stade Troyen en fin d'année 2007. « Je ne connaissais personne là-bas, mais j'ai retrouvé à la salle Éric Lenfant, avec qui j'ai été à l'école Robert Schuman, et les frères Ta, Franck et Lazare, que j'avais connus au Collège du Futur Eurêka à Pont-Sainte-Marie. »
Au point physiquement, le Malien d'origine, né à Troyes le 12 avril 1991, a débuté la compétition seulement quelques mois après avoir signé sa première licence, en février 2008. Aujourd'hui, celui qui a grandi et vit toujours dans le quartier troyen du Point-du-Jour présente un palmarès honorable de 12 combats ventilés en 8 victoires, 1 nul et 3 défaites. Et ce garçon n'aime visiblement pas perdre puisqu'il énumère, presque sans hésitation, ses trois revers. « J'ai perdu à Reims contre Jérémy Pech, à Saint-Vit devant Mohamed Kouna, et au Parc d'Othain face à Voiret, il y a environ un an, en quarts de finale du championnat de France juniors. »
« Je veux aller le plus loin possible »
Passé senior en cette saison 2009-2010, le longiligne Mamadou Bathily (1,71 m, 54 kg) a raflé le titre régional des 54 kg le 12 décembre dernier à Bazeilles (Ardennes). Ce titre lui a permis d'entrer directement en quarts de finale du championnat de France et de figurer, au classement FFB (ndlr : Fédération française de boxe), tête de série N° 5, sur les 14 engagés.
A 18 ans passés, l'admirateur de Roi Jones (ndlr : ex-champion du monde dans quatre catégories différentes) est ambitieux. « Je veux aller le plus loin possible. » Samedi soir, il pourra compter sur le soutien de sa famille, ses amis et de son président, Christian Martin. « Il a la condition physique, un bon bagage technique, le coup d'œil, bon dans ses déplacements, sec dans sa frappe, tout pour passer ce quart, quoi ! »
Par Pascal Grenier
Crédit : LibérationChampagne.fr |