France (quarts de finale)

Bathily ne veut pas rater son « quart » !

Lundi 8 février 2010

Après l'échec de la saison passée en juniors, le boxeur du Stade Troyen ne veut pas manquer son second quart de finale national.

Élève sérieux et appliqué, Mamadou Bathily (- 54 kg), ici en compagnie de Christian Martin, a les qualités pour passer les quarts de finale samedi à la salle omnisports.

Mais le foot ne suffisait pas à Mamadou qui a poussé les portes du Stade Troyen en fin d'année 2007. « Je ne connaissais personne là-bas, mais j'ai retrouvé à la salle Éric Lenfant, avec qui j'ai été à l'école Robert Schuman, et les frères Ta, Franck et Lazare, que j'avais connus au Collège du Futur Eurêka à Pont-Sainte-Marie. »

Au point physiquement, le Malien d'origine, né à Troyes le 12 avril 1991, a débuté la compétition seulement quelques mois après avoir signé sa première licence, en février 2008. Aujourd'hui, celui qui a grandi et vit toujours dans le quartier troyen du Point-du-Jour présente un palmarès honorable de 12 combats ventilés en 8 victoires, 1 nul et 3 défaites. Et ce garçon n'aime visiblement pas perdre puisqu'il énumère, presque sans hésitation, ses trois revers. « J'ai perdu à Reims contre Jérémy Pech, à Saint-Vit devant Mohamed Kouna, et au Parc d'Othain face à Voiret, il y a environ un an, en quarts de finale du championnat de France juniors. »

« Je veux aller le plus loin possible »

Passé senior en cette saison 2009-2010, le longiligne Mamadou Bathily (1,71 m, 54 kg) a raflé le titre régional des 54 kg le 12 décembre dernier à Bazeilles (Ardennes). Ce titre lui a permis d'entrer directement en quarts de finale du championnat de France et de figurer, au classement FFB (ndlr : Fédération française de boxe), tête de série N° 5, sur les 14 engagés.

A 18 ans passés, l'admirateur de Roi Jones (ndlr : ex-champion du monde dans quatre catégories différentes) est ambitieux. « Je veux aller le plus loin possible. » Samedi soir, il pourra compter sur le soutien de sa famille, ses amis et de son président, Christian Martin. « Il a la condition physique, un bon bagage technique, le coup d'œil, bon dans ses déplacements, sec dans sa frappe, tout pour passer ce quart, quoi ! »

Par Pascal Grenier

Crédit : Libération
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