Boxe professionnelle

Autre histoire, même fin

Dimanche 7 février 2010

Edwin Valero a disputé le combat le plus difficile de sa carrière devant Antonio DeMarco, mais comme à son habitude, il s'est imposé avant la limite, pour conserver son titre universel des légers.

L'invaincu fausse-garde vénézuélien Edwin Valero (28 ans ; 1,71 m ; 27 victoires avant la limite), de Merida, s'est converti en le seul et unique monarque planétaire pour le WBC dans la catégorie des poids légers en battant le Mexicain Antonio DeMarco (24 ans ; 1,78 m ; 23 victoires, dont 17 avant la limite, 1 nul, 2 échecs), jusqu'alors tenant du titre par intérim de la division pour la même entité, par abandon à l'appel du dixième et antépénultième round, la nuit dernière à Monterrey (Mexique). À ce moment-là, Valero avait huit points d'avance sur les bulletins des juges.

Le Vénézuélien a expliqué que désormais il aimerait combattre avec le Philippin Manny Pacquiao. « C'est le combat que tous les aficionados veulent voir », a-t-il confié. Mais il pourrait y avoir de nombreux obstacles pour monter cette confrontation. En effet, Valero n'a pas pu obtenir de visa pour les États-Unis en raison d'une accusation pour conduite en état d'ivresse au Texas, alors que « L'Inca » est persuadé qu'il n'a pas obtenu le précieux sésame en raison de son amitié avec le président vénézuélien, Hugo Chavez. En plus de ça, Valero a été victime d'un accident de moto en février 2001, lors duquel il a souffert d'une fracture du crâne qui a requis une opération pour lui ôter un caillot de sang. Suite à cette opération, le frappeur sud-américain n'a pas pu passer avec succès les examens requis pour boxer à New York et il a été suspendu de manière indéfinie sur le sol américain.

La nuit dernière, DeMarco est resté à distance et n'a que trop rarement attaqué, sans prendre de risque. De plus, l'Aztèque a provoqué une vilaine et profonde coupure sur la partie droite du visage de Valero, dès le premier round. Ce dernier a reçu un méchant coup de coude qui n'avait rien d'accidentel, pour lequel son auteur a été sanctionné d'un point de pénalité. Le troisième homme, monsieur Laurence Cole, a alors stoppé quelques secondes la rencontre pour que le Sud-Américain soit ausculté par le médecin de la réunion, qui a permis la reprise du combat. Saignant abondamment, le tenant du titre à part entière s'est lancé à fond sur le pugiliste aztèque, qui n'est pas rentré dans le jeu de son rival. Tony DeMarco a tenté par tous les moyens de profiter de la situation en utilisant ses directs et ses crochets, encouragé par les hurlements de ses partisans.

La désespérassions passagère d'Edwin Valero a semblé être une bonne nouvelle pour le camp aztèque, qui entendait bien profiter de toutes les situations pour en finir avec un seul coup, mais le monarque par intérim est resté trop à distance. De la même manière, DeMarco n'a pas suffisamment attaqué et a logiquement perdu presque toutes les reprises. En plus de ça, Valero n'a jamais été une cible facile à atteindre et il a donné de belles séries des deux mains, qui ont marqué l'esprit des juges. Diminué pas la dureté du combat, le Mexicain a tout de même réussi à toucher son vis-à-vis à la face, dans le huitième round, avec un bon crochet à la face. À ce moment-là de la bastonnade, Antonio DeMarco, au pied du mur, était dans l'obligation de se découvrir et de prendre des risques, tandis que le roi Valero avait juste besoin de se tenir à distance des coups et d'éviter une autre possible blessure qui aurait pu occasionner la fin des débats, mais ça ne s'est pas passé comme ça à Monterrey. Le Vénézuélien, blessé et en avance aux pointages, a toujours à l'esprit de s'imposer avant la limite… Et il y est parvenu. Quant le gong a résonné pour le début du dixième round, Tony DeMarco est resté le cul posé sur son tabouret, incapable de reprendre activement le déroulement du matche.

Dans un autre combat pro, l'Argentin invaincu Luis Carlos Abregu (27 ans ; 1,78 m ; 29 victoires, dont 23 avant la limite) a vaincu par décision unanime (97-91, 97-91 et 98-90) le Vénézuélien - qui réside à Miami - Richard Gutierrez (31 ans ; 1,75 m ; 24 succès, dont 14 expéditifs, 1 nul, 4 défaites et un no-contest), en dix rounds, dans la catégorie des welters. Les deux hommes se sont retrouvés knock-down dans les premiers rounds.