Daniel Blenda Dos Santos veut poursuivre son chemin

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Ce soir, à Londres, le Français (22 v, 1 d) remet en jeu son titre continental des mi-lourds face au Britannique Bradley Rea (20 v, 1 d) qui a remplacé, au pied levé, son compatriote, Shakan Pitters. La tâche s’annonce d’ampleur mais faisable.

Initialement, le Picard devait affronter son challenger officiel, Shakan Pitters, avant que celui-ci ne soit contraint de déclarer forfait, au dernier moment, après avoir été hospitalisé suite à des douleurs à la poitrine. Qu’à cela ne tienne, l’EBU a eu vite fait de lui désigner un remplaçant en la personne de Bradley Rea qui ne semble pas être un foudre de guerre lui qui, ces dernières années, a fait le yo-yo sur la balance, passant des moyens aux… lourds avant, donc, de redescendre. Toujours est-il que ni son profil ni ce changement de dernière minute n’inquiètent Giovanni Boggia, l’entraîneur du tenant : « Bradley Rea est longiligne et aussi grand que Dan mais nettement moins musculeux. Il se déplace beaucoup car il aime boxer de loin et refuse la confrontation de près. Il est assez souple mais pas très compact défensivement et mise sur son coup d’œil. Enfin, il ne frappe pas énormément et n’a jamais été vraiment mis à l’épreuve car il n’a rencontré que des seconds couteaux Pour le reste, je ne forme pas mes athlètes en fonction de l’adversaire. A eux de faire ce qu’ils ont à faire. De même, je ne leur enseigne pas ce sport en activant des leviers comme la colère ou la haine. On combat avec ses propres moyens et parfois, aussi, un peu contre-soi-même... »

Dès lors, le Picard sera fidèle à ses habitudes dans le carré magique londonien, prévient son coach : « Il faut arriver à déployer son propre jeu et accepter d’être comme l’on est. Dan démarre toujours doucement. Il ne sait pas faire autrement. Le but sera donc, au tout début du match, de perdre le moins de rounds possible en encaissant un minimum de coups. En revanche, ensuite, il produira, comme il sait le faire, une accélération continue en pressant sans relâche et en frappant de plus en plus fort jusqu’à la fin du combat. C’est ce schéma qu’il va reproduire d’autant que mentalement, il se sent très bien. »

Quid en cas de victoire ? « Un titre EBU, cela ne s’abandonne pas, suggère Giovanni Boggia. On verra ce que l’on nous propose. Sur le ring, Daniel fait son boulot mais au niveau mondial, il y a de sacrés calibres. Parfois, il faut mieux être plusieurs fois champion d’Europe que s’incliner en championnat du monde et tout perdre… »

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